Archives mensuelles : août 2015

Joyeux repas de famille et Fête dans une auberge

Au Louvre, j’aime Fête dans une auberge (1674) et Repas de famille (1679) de Jan Steen. Le premier fut longtemps accroché trop haut dans une pièce sans recul pour être bien visible (reflet, distance, vernis). Le second est sorti des réserves lors de la réouverture des salles néerlandaises du musée. A présent, accrochés dans le même recoin, je rejoue de cette promiscuité de cimaise en les rassemblant une fois de plus dans ce billet.

Joyeux repas de famille et Fête dans une auberge de Jan Steen

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À poil les nœuds

Au Louvre, j’aime chanter : « À poil les nœuds. » Alors le premier qui tente de me reprendre par ce qu’on dit chameau quand il y a deux bosses comme dans cha-meau et dromadaire quand il n’y en a qu’une car dro-ma-daire, je le noie dans le puits de Rebecca.

Etude d’un chameau de Pieter Boel

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Accoucher d’une souris

Au Louvre, j’aime accoucher d’une souris tant la quête de cet animal s’est avérée complexe. Définissons d’abord ce que j’englobe sous le mot de souris. Si c’est gros, épais, sombre, mais dans MON grenier, il s’agit bien sûr d’une souris. Par contre si c’est petit, blanc et trottine dans VOTRE cuisine, il s’agit d’un rat. Vous l’aurez compris, j’englobe dans ce billet tous les animaux dont le chemin est jonché de femmes évanouies comme le disait Ambrose Bierce (Lisez Ambrose Bierce, c’est génial).

Fleurs et fruits de Jan Van Os

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Clouer le bec

Au Louvre, j’aime clouer le bec. A l’heure où certains s’interrogent sur la façon de réussir leur barbecue, je me questionne sur l’art et la manière de bien crucifier son prochain. « Mais tu passes ton temps au Louvre, des scènes de crucifixion, il y en a que ça, alors tu te tais et tu regardes. » Comme j’aimerai que vous ayez raison…

Les mystères de la passion du Christ d’Antonio Campi

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Ça trompe énormément

Au Louvre, j’aime quand ça trompe énormément, hein Bouly ! Dans ma quête irraisonnée de retrouver sous les cimaises du Musée du Louvre le bestiaire kiplinien de la jungle indienne, j’ai d’abord croisé l’art de ce pays, puis les ours, les loups/chiens, les singes, seule ma détestation féline me tient à l’écart de Sher-Kan. A chaque fois c’est la même chose, je commence à écrire mon sujet en même temps que je cherche les pièces à photographier. Je me persuade que je ne trouverai jamais assez et pourtant à chaque fois mon regard acérer me permet d’illustrer mon billet. Ainsi je n’imaginais pas le plus important des mammifères terrestres tellement bien caché dans les œuvres.

Tigre et éléphant à la source, dit aussi Le désert indien d’Alexandre-Gabriel Decamps

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L’âne frotte l’âne

Au Louvre, j’aime quand l’âne frotte l’âne. Pour une fois, notre bestiole du jour ne sortira pas tout droit du sous-continent indien, comme c’est trop souvent le cas ici. Je souhaitais vivement rendre un hommage à l’âne qui orne les œuvres du Musée du Louvre. L’âne, le mal-aimé des écuries, le moqué des basses-cours. Existe-t-il un autre animal qui concentre sur sa personne autant d’expressions négatives dans la langue française ?

La nativité de Juan Correa de Vivar

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