Ils sont partout

Au Louvre, j’aime savoir qu’Ils sont partout. Qui ils demandez-vous ? Et bien eux ! Ceux qui ont décidé que mon joli conte de Noël du jour prendrait des tournures de paranoïa aigue. Et vous qui me lisez, ils vous surveillent aussi. Ils sont tapis dans les recoins de votre disque dur, sur les ondes de vos portables. Ils m’espionnent, ils vous guettent.

Je ne suis pas un complotiste dans l’âme, je sais juste qu’il existe une île où Claude François et Elvis Presley mâtent les tableaux qui disparaissent du Musée du Louvre. Car enfin, voici bien le sujet de ma paranoïa : Qui fait disparaître les tableaux présents dans les billets de ce blog ? Je m’explique. A trainer tous les midis au Musée du Louvre, malgré une transparence qui est ma marque de fabrique, j’ai dû inquiéter quelques gardiens. Les Renseignements Généraux, la NSA et la SNCF ont fourni tous les renseignements aux autorités louvresques pour mettre un nom sur mon adorable minois. Puis du nom, ils sont remontés à mes écrits sur les internets De fil en aiguille le lien entre ce visiteur quotidien, anodin, solitaire et cet excellent blog a été établi.Au Louvre j'aime... Jean Sébastien CariotDès lors à chaque fois que je parle d’un tableau… quelques jours après, il disparait des salles du musée. Pas en prêt, en restauration ou que sais-je, non simplement supprimé des cimaises. Le 30 octobre 2014, dans un brillant billet titré La jeune fille et la puce, je me permettais quelques fulgurances bien senties sur la correspondance papale et la luminosité italienne. Quinze jours après le tableau disparaissait. Un pur hasard, hasarderont certains.

Pas La femme à la puce de Giuseppe Maria Crespi

Pas La femme à la puce de Giuseppe Maria Crespi

Le 25 janvier, dans ce qui restera comme le grand billet de La jeune fille lisant une lettre, j’évoquais la complexité pour se repérer dans le musée du Louvre et accéder à la salle Watteau. Complexité d’autant plus rageante que j’avais découvert ce magnifique tableau de Jean Raoux. Je terminais en vantant le jeu de lumière et la tête de con de l’amoureux. Un mois après la salle était vidée de ce tableau. Le hasard devient coïncidence.

Pas La jeune fille lisant une lettre de Jean Raoux

Pas La jeune fille lisant une lettre de Jean Raoux

5 septembre 2014, le Cerf au Muséum dans la salle Puget, j’étais tombé amoureux de cette forme presque vivante au milieu de ce cimetière de marbre. Le cerf a été abattu. Je veux bien être un indécrottable parisien mais je ne crois pas que ce qui le remplace soit un quelconque cerf. Ou alors j’ai loupé plus de cours de SVT que je ne l’aurais cru.

Pas Le cerf du Museum

Pas Le cerf du Museum

5 novembre 2015, le seul tableau à passer au travers de la thématique Bord cadre en étant présenté en entier : Le Pandemonium de John Martin. Supprimé depuis.

Phaéton sollicitant auprès d'Apollon la conduite du char du Soleil de Benjamin West

Phaéton sollicitant auprès d’Apollon la conduite du char du Soleil de Benjamin West

10 juillet 205, dans un excellent parallèle entre deux tableaux de Fragonard dont un, Le feu aux poudres, est exposé au sein de La collection de Carlos de Beistegui et l’autre, La chemise enlevée, est exposé de l’autre côté de la cour carrée. Et bien peu après le tableau, comme la chemise, enlevé.

Pas La chemise enlevée de Jean-Honoré Fragonard

Pas La chemise enlevée de Jean-Honoré Fragonard

Le 05 octobre 2014, je vous invitais à devenir copropriétaire de La table de Teschen. Fin de la campagne le 31 janvier 2015. Vous allez me faire croire qu’il faut plus de temps pour livrer une table au Louvre que pour afficher la liste complète de tous les donateurs ? Près d’un an après, toujours pas de table.

Pas La table de Teschen

Pas La table de Teschen

Puis la table fut exposée avant d’être remplacée par une photocopie couleurs de son plateau.

Plus La table de Teschen

Plus La table de Teschen

30 septembre 2014, vous étiez conviés à vous émerveiller devant le retable des quatorze intercesseurs. J’espère que vous l’avez fait, car c’est trop tard. Etc, etc, etc.

Pas le Retable des Quatorze Intercesseurs

Pas le Retable des Quatorze Intercesseurs

Ces coïncidences sont troublantes. Des personnes haut placées au Louvre me lisent et ont décidé de supprimer toutes les traces de mes remarquables remarques artistiques afin de ne pas contaminer les visiteurs et internautes. Et puis tout cela me pose un grave problème éthique. Imaginez le lecteur qui découvre sur ce blog un tableau qu’il souhaite aller voir. S’il n’a pas pris son billet dans les trois heures qui suivent la parution de l’article, il risque de se retrouver Gros Jean comme devant. Et accessoirement, je passe pour un mufle qui présente des œuvres qui n’existent pas. Merci le Musée du Louvre, c’est toujours très plaisant !

Mais le pire, c’est que Le Louvre ne supprime pas que les œuvres qui ont donné lieu à un article sur ce blog et dont le talent stylistique et la verve peuvent aller à l’encontre de la pensée professorale en vogue. Ce serait presque trop simple. Non, en plus le Musée du Louvre s’amuse à fouiller dans mon ordinateur, sonder mes rêves, anticiper mes envies. Ainsi le cul de madame Boucher dont je n’ai jamais évoqué d’en faire un billet, sauf dans le tréfonds de mon inconscient, disparu.

Pas L'odalisque de François Boucher

Pas L’odalisque de François Boucher

Les regalia (objets du sacres), l’idée d’un billet n’était qu’une infime bribe dans mon cervelet, je n’arrivais pas à trouver l’angle et à formuler clairement mon propos. Qu’a fait le Louvre ? Il a expédié le tout à Versailles pour m’en tenir éloigné.

Au Louvre j'aime... Jean Sébastien Cariot

Au Louvre j’aime… Jean Sébastien Cariot

Et dans la même catégorie on retrouve en vrac La galerie des Poules, certains accès aux peintures de l’école du Nord, les sculptures française des XVIIIème et XIXème siècles. Voici maintenant l’accès au Musée du Louvre protégé par une compagnie de CRS qui m’en ont interdit l’accès. Suis-je donc si dangereux ? Mes écrits sont-ils si subversifs ? Ai-je percé un mystère que le musée garde jalousement secret ?

Le couloir des poules

Le couloir des poules

Au Louvre j'aime... Jean Sébastien Cariot

Les sculptures française XVIIIème et XIXème siècles

Les sculptures française XVIIIème et XIXème siècles

Au Louvre j'aime... Jean Sébastien Cariot

Je vois les plus anciens imaginer que j’ai pu perturber Belphégor par quelques bons mots qui n’en étaient pas. Non, c’est bien pire que cela. Les plus jeunes savent qui se trame derrière tout cela :Au Louvre j'aime... Jean Sébastien CariotEt oui, je ne vois qu’eux pour tenter de maintenir sous silence une vérité qui ne demande qu’à jaillir de ma plume. Vais-je trahir le second mystère des Illuminatis. A ceux qui s’interrogent sur le premier mystère des Illuminatis, pour l’avoir découvert, je vais vous le livrer : Sachez que tout directeur Musée du Louvre doit avoir le zizi qui brille dans le noir. Bon après il fait ce qu’il veut dans des cercles de sang, mais il faut avant tout un sexe-torche, comme monsieur Marielle dans un film dont le nom m’échappe (en fait il ne m’échappe pas du tout, mais comme il ne me fait pas de publicité, pas raison de lui en faire). Voici donc pour le premier des secrets des Illuminatis.Au Louvre j'aime... Jean Sébastien CariotMais suis-je donc sur le point de découvrir le second secret ? J’ai d’abord recompté tous les carreaux de la Pyramide. 603 losanges et 70 triangles. Donc pas le fameux 666 qui voudrait que Mitterrand ait fait bâtir l’antre du diable au cœur du Louvre. Ne riez pas, certains le croient.

Au Louvre j'aime... Jean Sébastien Cariot

Peut-être que la solution se trouvait dans ce drôle de moulage de chien ? Ou dans ce porte-doigt-de-saint-mort ?Au Louvre j'aime... Jean Sébastien Cariot

Ange-reliquaire

Ange-reliquaire

Était-ce le Graal des Illuminatis que j’aurais découvert ? Une soupière ? Ou le fait que l’on remplace des Chardin par des Picasso, genre, l’air de rien ?Au Louvre j'aime... Jean Sébastien Cariot

Picasso au Louvre

Picasso au Louvre

Bref, j’en étais là de mes interrogations quand je me suis rendu compte que jamais les tableaux de David ne disparaissaient. Ne me faites pas écrire ce que je ne l’ai pas dit. Oui David était un illuminé, un illuminati, je ne crois pas. Était-ce une piste ? Si les tableaux de David ne disparaissent jamais, n’est-ce pas la preuve qu’ils sont si quelconque que cela ? Au Louvre j'aime... Jean Sébastien CariotEt bien non. En fait le Louvre est un musée qui vit. Les œuvres, bougent, changent, partent et reviennent des réserves, des expositions temporaires, sont prêtées. J’aimerai m’en excuser par avance auprès du visiteur qui ne retrouve pas forcément ce qu’il est venu voir. Cela permet de découvrir d’autres choses.

D’ailleurs par honnêteté je dois vous avertir du retour de deux d’entre eux.

La femme à la puce de Giuseppe Maria Crespi

La femme à la puce de Giuseppe Maria Crespi

L'odalisque de François Boucher

L’odalisque de François Boucher

Et vous savez quoi ? Je préférais La femme à la puce quand quelle n’était pas visible. Elle était encore plus belle. Quant à madame Boucher, la fesse était plus ferme dans mon souvenir. Et si vous ne me croyez pas, venez voir, mais vite.

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