Archives du mot-clé Giambattista Pittoni

Les clés

Au Louvre, j’aime les clés. Autant il existe des objets pour lesquels un dictionnaire des symboles sera assez tranché sur la définition et la grille de lecture, autant la clé c’est la fête à l’improvisation et l’interprétation. Tantôt c’est la sagesse, tantôt la séquestration, parfois l’ouverture ou la fermeture ou la sécurité ou le droit. Vous l’aurez compris, la clé c’est l’ustensile idéal quand un artiste n’a rien à dire. Vous glissez une clé dans un tableau et il se trouvera toujours une personne pour trouver un axe d’interprétation sur la présence de cette clé. Si vous conservez l’envie d’un portrait de vous, posez avec une clé à la main, cela vous donnera l’air à la fois mystérieux et intelligent.

Clef de la Kaaba du sultan Faraj

Clef de la Kaaba du sultan Faraj

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Lâchez les chiens

Au Louvre, j’aime quand vous lâchez les chiens. Certains traquent les représentations du chat au Musée du Louvre. Il suffit de plonger son regard dans le fond des tableaux pour constater l’oiseau terrorisé par le matou qui rôde autour de sa cage et s’y refuser. Certains traquent le sein, les saints ou les dessins. Mais pour celui qui cherche la petite bête, au Louvre, ce n’est pas le matou qu’il convient de traquer mais le chien, le Musée du Louvre dispose d’un chenil de belle composition et même de sa propre légende autour de l’animal.

Œdipe enfant rappelé à la vie par le berger Phrobas qui l'a détaché de l'arbre d'Antoine-Denis Chaudet

Œdipe enfant rappelé à la vie par le berger Phrobas qui l’a détaché de l’arbre d’Antoine-Denis Chaudet

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Mise à l’index

Au Louvre, j’aime la Mise à l’index. Quel meilleur sarcasme pour le lecteur qui consulte ce texte sur un support informatique. Initialement consacré à l’écriture ET la lecture, le billet a été scindé en deux. Aujourd’hui nous verrons donc le livre dans les arts au Musée du Louvre avant de vous donner les meilleurs conseils sur les écrits qu’il faut rédiger si vous souhaitez que la postérité vous expose au musée.

Saint Jérôme méditant de Jan Cornelisz Vermeyen

Saint Jérôme méditant de Jan Cornelisz Vermeyen

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L’Histoire de Scipion

Au Louvre, j’aime les tapisseries racontant L’histoire de Scipion. « Il était une fois une méchante reine et un gentil petit Scipion… » non, pas cette façon de raconter les histoires ou du moins pas cette histoire-là. Les tapisseries françaises ! Les Gobelins ! Aubusson ! Ce talent qui fit la renommée de la France à l’époque où chauffer son petit intérieur n’était pas chose aisée.

L'Histoire de Scipion - La continence de Scipion

L’Histoire de Scipion – La continence de Scipion

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Saint des seins

Au Louvre, j’aime déterminer le saint des seins. Parce que j’ai été mis au défi, dans un commentaire, de traiter du sein dans sa représentation louvresque, j’ai arpenté les salles du musée, tel un pervers, ne cherchant que l’aréole, le téton ou le nichon échappé de l’échancrure des corsages. Faut arrêter, chers lecteurs, les demandes saugrenues, je passe pour quoi, moi ? D’autant que pour ne rien vous cacher, du sein au Musée du Louvre, il y en a… beaucoup et d’ailleurs le Louvre les cache très peu. J’avertis le lecteur que si de pareils objets leurs faisaient venir de coupables pensées, qu’ils traversent la rue pour aller couvrir, sur les planches du Français, ce sein qu’ils ne sauraient voir.

Les curieuses de Jean-Honoré Fragonard

Les curieuses de Jean-Honoré Fragonard

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À poil les nœuds

Au Louvre, j’aime chanter : « À poil les nœuds ! À poil les nœuds ! » Alors le premier qui tente de me reprendre par ce qu’on dit chameau quand il y a deux bosses comme dans cha-meau et dromadaire quand il n’y en a qu’une car dro-ma-daire, je le noie dans le puits de Rebecca.

Etude d’un chameau de Pieter Boel

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Sarcophage représentant Dionysos et Ariane

Au Louvre, j’aime les sarcophages romains et particulièrement le Sarcophage représentant Dionysos et Ariane. Les salles qui hébergent les sculptures romaines sont magnifiques et constituent un magnifique écrin pour les sarcophages. D’autant que le sarcophage, c’est pas mal. Mieux que la dalle funéraire ou la décoration du tombeau de Philippe Pot, d’autant que  les romains les construisaient en pierre. Alliez le talent d’ingénierie romain à la pierre ou au marbre et vous récupérez un produit imputrescible.

Sarcophage représentant Dionysos et Ariane

Sarcophage représentant Dionysos et Ariane

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