Archives du mot-clé Giovanni Francesco Barbieri

Né à Cento en 1591 et mort à Bologne en 1666. Peintre et dessinateur italien baroque de l’école de Ferrare, actif à Rome et Bologne.

Les clés

Au Louvre, j’aime les clés. Autant il existe des objets pour lesquels un dictionnaire des symboles sera assez tranché sur la définition et la grille de lecture, autant la clé c’est la fête à l’improvisation et l’interprétation. Tantôt c’est la sagesse, tantôt la séquestration, parfois l’ouverture ou la fermeture ou la sécurité ou le droit. Vous l’aurez compris, la clé c’est l’ustensile idéal quand un artiste n’a rien à dire. Vous glissez une clé dans un tableau et il se trouvera toujours une personne pour trouver un axe d’interprétation sur la présence de cette clé. Si vous conservez l’envie d’un portrait de vous, posez avec une clé à la main, cela vous donnera l’air à la fois mystérieux et intelligent.

Clef de la Kaaba du sultan Faraj

Clef de la Kaaba du sultan Faraj

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Saint des seins

Au Louvre, j’aime déterminer le saint des seins. Parce que j’ai été mis au défi, dans un commentaire, de traiter du sein dans sa représentation louvresque, j’ai arpenté les salles du musée, tel un pervers, ne cherchant que l’aréole, le téton ou le nichon échappé de l’échancrure des corsages. Faut arrêter, chers lecteurs, les demandes saugrenues, je passe pour quoi, moi ? D’autant que pour ne rien vous cacher, du sein au Musée du Louvre, il y en a… beaucoup et d’ailleurs le Louvre les cache très peu. J’avertis le lecteur que si de pareils objets leurs faisaient venir de coupables pensées, qu’ils traversent la rue pour aller couvrir, sur les planches du Français, ce sein qu’ils ne sauraient voir.

Les curieuses de Jean-Honoré Fragonard

Les curieuses de Jean-Honoré Fragonard

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Sourire

Au Louvre, j’aime le sourire. A l’heure de l’instantané photographique, le sourire est devenu un mot d’ordre, une règle, presque une sacro-sainte obligation et gare à celui qui ne fend pas sa face de plaisir en retroussant ses babines sur ses crocs. D’autre part, voici ce qui arrive quand un visiteur met un smiley en commentaire, je le prends comme une invitation à explorer les têtes de smiley sur les œuvres du Musée du Louvre.

Buste de satyre, dit "Faune de Vienne"

Buste de satyre, dit « Faune de Vienne »

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Les chaussettes

Au Louvre, j’aime Les chaussettes. Oui alors là encore je vais attirer railleries, moqueries et médisances faciles. Et pourtant déjà Victor Hugo l’écrivait : « Braves peintres, prenez garde aux choses que vous peigniez / Tout peut partir, d’une chaussette qu’en peignant vous laissâtes. / Tout ; la haine et le deuil. Et ne m’objectez pas, / Que vos musées sont sûrs et que vous peignez gras. / Écoutez bien ceci : tête-à-tête, en pantoufles (comme Le Brun), / Portes closes, dans votre atelier, sans un pinceau qui coule,… » Bon j’arrête de citer Hugo, il n’a jamais eu la correction de me citer en retour.

Le radeau de la Méduse de Théodore Géricault

Le radeau de la Méduse de Théodore Géricault

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Joseph

Au Louvre, j’aime Joseph, après m’être étendu sur la Vierge et l’enfant (en tout bien tout honneur, rassurez-vous), après avoir si brillamment parlé des bergers puis des rois mages, il manquait une personne dans ma crèche du Musée du Louvre. La complétude impliquait de traiter le grand Jojo.

La nativité de Juan Correa de Vivar

La nativité de Juan Correa de Vivar

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