Archives du mot-clé Giuseppe Maria Crespi

Né le 16 mars 1665 à Bologne, Émilie-Romagne – mort le 16 juillet 1747. Peintre italien de la fin du XVIIème et du début du XVIIIème siècle.

Les clés

Au Louvre, j’aime les clés. Autant il existe des objets pour lesquels un dictionnaire des symboles sera assez tranché sur la définition et la grille de lecture, autant la clé c’est la fête à l’improvisation et l’interprétation. Tantôt c’est la sagesse, tantôt la séquestration, parfois l’ouverture ou la fermeture ou la sécurité ou le droit. Vous l’aurez compris, la clé c’est l’ustensile idéal quand un artiste n’a rien à dire. Vous glissez une clé dans un tableau et il se trouvera toujours une personne pour trouver un axe d’interprétation sur la présence de cette clé. Si vous conservez l’envie d’un portrait de vous, posez avec une clé à la main, cela vous donnera l’air à la fois mystérieux et intelligent.

Clef de la Kaaba du sultan Faraj

Clef de la Kaaba du sultan Faraj

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Lâchez les chiens

Au Louvre, j’aime quand vous lâchez les chiens. Certains traquent les représentations du chat au Musée du Louvre. Il suffit de plonger son regard dans le fond des tableaux pour constater l’oiseau terrorisé par le matou qui rôde autour de sa cage et s’y refuser. Certains traquent le sein, les saints ou les dessins. Mais pour celui qui cherche la petite bête, au Louvre, ce n’est pas le matou qu’il convient de traquer mais le chien, le Musée du Louvre dispose d’un chenil de belle composition et même de sa propre légende autour de l’animal.

Œdipe enfant rappelé à la vie par le berger Phrobas qui l'a détaché de l'arbre d'Antoine-Denis Chaudet

Œdipe enfant rappelé à la vie par le berger Phrobas qui l’a détaché de l’arbre d’Antoine-Denis Chaudet

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Mise à l’index

Au Louvre, j’aime la Mise à l’index. Quel meilleur sarcasme pour le lecteur qui consulte ce texte sur un support informatique. Initialement consacré à l’écriture ET la lecture, le billet a été scindé en deux. Aujourd’hui nous verrons donc le livre dans les arts au Musée du Louvre avant de vous donner les meilleurs conseils sur les écrits qu’il faut rédiger si vous souhaitez que la postérité vous expose au musée.

Saint Jérôme méditant de Jan Cornelisz Vermeyen

Saint Jérôme méditant de Jan Cornelisz Vermeyen

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Saint des seins

Au Louvre, j’aime déterminer le saint des seins. Parce que j’ai été mis au défi, dans un commentaire, de traiter du sein dans sa représentation louvresque, j’ai arpenté les salles du musée, tel un pervers, ne cherchant que l’aréole, le téton ou le nichon échappé de l’échancrure des corsages. Faut arrêter, chers lecteurs, les demandes saugrenues, je passe pour quoi, moi ? D’autant que pour ne rien vous cacher, du sein au Musée du Louvre, il y en a… beaucoup et d’ailleurs le Louvre les cache très peu. J’avertis le lecteur que si de pareils objets leurs faisaient venir de coupables pensées, qu’ils traversent la rue pour aller couvrir, sur les planches du Français, ce sein qu’ils ne sauraient voir.

Les curieuses de Jean-Honoré Fragonard

Les curieuses de Jean-Honoré Fragonard

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Ils sont partout

Au Louvre, j’aime savoir qu’Ils sont partout. Qui ils demandez-vous ? Et bien eux ! Ceux qui ont décidé que mon joli conte de Noël du jour prendrait des tournures de paranoïa aigüe. Et vous qui me lisez, ils vous surveillent aussi. Ils sont tapis dans les recoins de votre disque dur, sur les ondes de vos portables. Ils m’espionnent, ils vous guettent. Lire la suite

La femme à la puce

Au Louvre, j’aime La femme à la puce de Giuseppe Maria Crespi dit Lo Spagnolo (l’Espagnol). Et vous allez découvrir l’humour des artistes peintres qui n’a rien à envier à celui des carabins. Pourquoi surnommer Giuseppe, l’Espagnol ? A cause d’une origine ibérique ? Non. A cause d’un accent ? Non. A cause d’une peinture influencée par les maîtres espagnols ? Non. A cause d’un goût prononcé par les tapas ? Non, non et non. On le surnommait l’Espagnol parce qu’il s’habillait à l’espagnol, tenue très près du corps, genre pantalon slim et petit haut près du corps. Une chance, il aurait porté des lunettes il aurait été surnommé le Bigleux ? Jalousie et mesquinerie d’artistes. Giuseppe avait un physique avantageux qu’il savait mettre en valeur, c’est tout.

La femme à la puce de Giuseppe Maria Crespi

La femme à la puce de Giuseppe Maria Crespi

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