Archives du mot-clé Jean-Baptiste Greuze

Né à Tournus le 21 août 1725 et mort à Paris le 21 mars 1805. Peintre et dessinateur français.

Les clés

Au Louvre, j’aime les clés. Autant il existe des objets pour lesquels un dictionnaire des symboles sera assez tranché sur la définition et la grille de lecture, autant la clé c’est la fête à l’improvisation et l’interprétation. Tantôt c’est la sagesse, tantôt la séquestration, parfois l’ouverture ou la fermeture ou la sécurité ou le droit. Vous l’aurez compris, la clé c’est l’ustensile idéal quand un artiste n’a rien à dire. Vous glissez une clé dans un tableau et il se trouvera toujours une personne pour trouver un axe d’interprétation sur la présence de cette clé. Si vous conservez l’envie d’un portrait de vous, posez avec une clé à la main, cela vous donnera l’air à la fois mystérieux et intelligent.

Clef de la Kaaba du sultan Faraj

Clef de la Kaaba du sultan Faraj

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Monet, Monet, Monet

Au Louvre, j’aime Monet, Monet, Monet et parodier le groupe ABBA pour m’interroger sur la place de l’argent dans le musée. Attention, il ne sera pas ici question de la tête de quémandeurs patentés que prennent les différents conservateurs pour faire payer par le public leurs acquisitions ou celle du président du Musée du Louvre faisant des gorges chaudes sur son nombre de visiteurs et donc la somme d’argent inhérente entrée dans les caisses. Il s’agit plutôt de se questionner sur la représentation de l’argent dans les œuvres.

La Richesse de Pierre-Paul Prud'hon

La Richesse de Pierre-Paul Prud’hon

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Visite à l’œil

Au Louvre, j’aime visiter à l’œil. Je vous assure que celui qui aime les sensations fortes devrait s’astreindre à l’exercice de regarder les tableaux les yeux dans les yeux. Ne pas s’émerveiller de la courbe d’un visage, du doux paysage ou des belles tenues. Le visiteur exigeant  découvrirait alors les faces ahurissantes des visages du Musée du Louvre. Car c’est un point amusant, avec plus de quatre cents visites au Louvre, j’avais vu sans regarder.

Giovan Carlo Doria de Simon Vouet

Giovan Carlo Doria de Simon Vouet

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Lâchez les chiens

Au Louvre, j’aime quand vous lâchez les chiens. Certains traquent les représentations du chat au Musée du Louvre. Il suffit de plonger son regard dans le fond des tableaux pour constater l’oiseau terrorisé par le matou qui rôde autour de sa cage et s’y refuser. Certains traquent le sein, les saints ou les dessins. Mais pour celui qui cherche la petite bête, au Louvre, ce n’est pas le matou qu’il convient de traquer mais le chien, le Musée du Louvre dispose d’un chenil de belle composition et même de sa propre légende autour de l’animal.

Œdipe enfant rappelé à la vie par le berger Phrobas qui l'a détaché de l'arbre d'Antoine-Denis Chaudet

Œdipe enfant rappelé à la vie par le berger Phrobas qui l’a détaché de l’arbre d’Antoine-Denis Chaudet

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La cruche cassée

Au Louvre, j’aime La Cruche cassée de Jean-Baptiste Greuze ou comment l’artiste qui a peint les œuvres les plus empreintes du poids des traditions religieuses ou sociales peu présenter un sujet bien grivois et le peindre avec une finesse et une délicatesse troublantes.

La cruche cassée de Jean-Baptiste Greuze

La cruche cassée de Jean-Baptiste Greuze

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Sales gosses

Au Louvre, j’aime les sales gosses. Il s’agit là de la figure de style introductive des billets, car en réalité je déteste les enfants, je trouve cela inutile, mal élevé, vulgaire et idiot… sauf les miens bien entendu qui sont le contraire de tout cela. Et il faut dire qu’au Musée du Louvre il n’y a que des sales gosses, aussi bien sur les murs que dans les salles. D’ailleurs cela donne envie d’en accrocher, scotcher, étaler quelques-uns présents dans les salles directement sur les murs.

Le jeune dessinateur de Jean-Siméon Chardin

Le jeune dessinateur de Jean-Siméon Chardin

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Saint des seins

Au Louvre, j’aime déterminer le saint des seins. Parce que j’ai été mis au défi, dans un commentaire, de traiter du sein dans sa représentation louvresque, j’ai arpenté les salles du musée, tel un pervers, ne cherchant que l’aréole, le téton ou le nichon échappé de l’échancrure des corsages. Faut arrêter, chers lecteurs, les demandes saugrenues, je passe pour quoi, moi ? D’autant que pour ne rien vous cacher, du sein au Musée du Louvre, il y en a… beaucoup et d’ailleurs le Louvre les cache très peu. J’avertis le lecteur que si de pareils objets leurs faisaient venir de coupables pensées, qu’ils traversent la rue pour aller couvrir, sur les planches du Français, ce sein qu’ils ne sauraient voir.

Les curieuses de Jean-Honoré Fragonard

Les curieuses de Jean-Honoré Fragonard

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