Archives du mot-clé Laurent de La Hyre

Né à Paris en 1606 et mort dans cette même ville en 1656 Peintre français du XVIIe siècle.

Les clés

Au Louvre, j’aime les clés. Autant il existe des objets pour lesquels un dictionnaire des symboles sera assez tranché sur la définition et la grille de lecture, autant la clé c’est la fête à l’improvisation et l’interprétation. Tantôt c’est la sagesse, tantôt la séquestration, parfois l’ouverture ou la fermeture ou la sécurité ou le droit. Vous l’aurez compris, la clé c’est l’ustensile idéal quand un artiste n’a rien à dire. Vous glissez une clé dans un tableau et il se trouvera toujours une personne pour trouver un axe d’interprétation sur la présence de cette clé. Si vous conservez l’envie d’un portrait de vous, posez avec une clé à la main, cela vous donnera l’air à la fois mystérieux et intelligent.

Clef de la Kaaba du sultan Faraj

Clef de la Kaaba du sultan Faraj

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Déluge

Au Louvre, j’aime aider mon prochain à survivre au déluge. Un musée lové sur les bords d’un fleuve doit avoir des conseils à prodiguer au tout-venant. Et si ce n’est pas lui directement, on doit pouvoir tenir compter de l’expérience mise en avant par les artistes exposées. Aujourd’hui donc Que d’eau, que d’eau !

L'hiver ou le déluge de Nicolas Poussin

L’hiver ou le déluge de Nicolas Poussin

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Visite à l’œil

Au Louvre, j’aime visiter à l’œil. Je vous assure que celui qui aime les sensations fortes devrait s’astreindre à l’exercice de regarder les tableaux les yeux dans les yeux. Ne pas s’émerveiller de la courbe d’un visage, du doux paysage ou des belles tenues. Le visiteur exigeant  découvrirait alors les faces ahurissantes des visages du Musée du Louvre. Car c’est un point amusant, avec plus de quatre cents visites au Louvre, j’avais vu sans regarder.

Giovan Carlo Doria de Simon Vouet

Giovan Carlo Doria de Simon Vouet

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Lâchez les chiens

Au Louvre, j’aime quand vous lâchez les chiens. Certains traquent les représentations du chat au Musée du Louvre. Il suffit de plonger son regard dans le fond des tableaux pour constater l’oiseau terrorisé par le matou qui rôde autour de sa cage et s’y refuser. Certains traquent le sein, les saints ou les dessins. Mais pour celui qui cherche la petite bête, au Louvre, ce n’est pas le matou qu’il convient de traquer mais le chien, le Musée du Louvre dispose d’un chenil de belle composition et même de sa propre légende autour de l’animal.

Œdipe enfant rappelé à la vie par le berger Phrobas qui l'a détaché de l'arbre d'Antoine-Denis Chaudet

Œdipe enfant rappelé à la vie par le berger Phrobas qui l’a détaché de l’arbre d’Antoine-Denis Chaudet

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Les mots d’artiste

Au Louvre, j’aime les mots d’artiste. Je ne parle pas, ici, des bons mots et autres délicatesses que peuvent s’envoyer en travers de la tronche et à grands coups de pinceaux les artistes (*), il s’agit au contraire de ces quelques mots que les artistes peuvent laisser sur leur toile et de l’imagination dont ils font preuve pour ne pas dénaturer leur œuvre de leur bafouille ; je veux parler de leur signature. Ou comment ajouter sans abîmer ?

La vierge au coussin vert d'Andrea di Bartolo

La vierge au coussin vert d’Andrea di Bartolo

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Mise à l’index

Au Louvre, j’aime la Mise à l’index. Quel meilleur sarcasme pour le lecteur qui consulte ce texte sur un support informatique. Initialement consacré à l’écriture ET la lecture, le billet a été scindé en deux. Aujourd’hui nous verrons donc le livre dans les arts au Musée du Louvre avant de vous donner les meilleurs conseils sur les écrits qu’il faut rédiger si vous souhaitez que la postérité vous expose au musée.

Saint Jérôme méditant de Jan Cornelisz Vermeyen

Saint Jérôme méditant de Jan Cornelisz Vermeyen

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Sales gosses

Au Louvre, j’aime les sales gosses. Il s’agit là de la figure de style introductive des billets, car en réalité je déteste les enfants, je trouve cela inutile, mal élevé, vulgaire et idiot… sauf les miens bien entendu qui sont le contraire de tout cela. Et il faut dire qu’au Musée du Louvre il n’y a que des sales gosses, aussi bien sur les murs que dans les salles. D’ailleurs cela donne envie d’en accrocher, scotcher, étaler quelques-uns présents dans les salles directement sur les murs.

Le jeune dessinateur de Jean-Siméon Chardin

Le jeune dessinateur de Jean-Siméon Chardin

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