Archives du mot-clé Pierre Penicaud

Déluge

Au Louvre, j’aime aider mon prochain à survivre au déluge. Un musée lové sur les bords d’un fleuve doit avoir des conseils à prodiguer au tout-venant. Et si ce n’est pas lui directement, on doit pouvoir tenir compter de l’expérience mise en avant par les artistes exposées. Aujourd’hui donc Que d’eau, que d’eau !

L'hiver ou le déluge de Nicolas Poussin

L’hiver ou le déluge de Nicolas Poussin

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Saint des seins

Au Louvre, j’aime déterminer le saint des seins. Parce que j’ai été mis au défi, dans un commentaire, de traiter du sein dans sa représentation louvresque, j’ai arpenté les salles du musée, tel un pervers, ne cherchant que l’aréole, le téton ou le nichon échappé de l’échancrure des corsages. Faut arrêter, chers lecteurs, les demandes saugrenues, je passe pour quoi, moi ? D’autant que pour ne rien vous cacher, du sein au Musée du Louvre, il y en a… beaucoup et d’ailleurs le Louvre les cache très peu. J’avertis le lecteur que si de pareils objets leurs faisaient venir de coupables pensées, qu’ils traversent la rue pour aller couvrir, sur les planches du Français, ce sein qu’ils ne sauraient voir.

Les curieuses de Jean-Honoré Fragonard

Les curieuses de Jean-Honoré Fragonard

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À poil les nœuds

Au Louvre, j’aime chanter : « À poil les nœuds ! À poil les nœuds ! » Alors le premier qui tente de me reprendre par ce qu’on dit chameau quand il y a deux bosses comme dans cha-meau et dromadaire quand il n’y en a qu’une car dro-ma-daire, je le noie dans le puits de Rebecca.

Etude d’un chameau de Pieter Boel

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Ça trompe énormément

Au Louvre, j’aime quand ça trompe énormément, hein Bouly ! Dans ma quête irraisonnée de retrouver sous les cimaises du Musée du Louvre le bestiaire kiplinien de la jungle indienne, j’ai d’abord croisé l’art de ce pays, puis les ours, les loups/chiens, les singes, seule ma détestation féline me tient à l’écart de Sher-Kan. A chaque fois c’est la même chose, je commence à écrire mon sujet en même temps que je cherche les pièces à photographier pour l’illustrer. Je me persuade que je n’en trouverai jamais assez et pourtant à chaque fois mon regard acérer me permet d’illustrer mon billet. Ainsi je n’imaginais pas le plus important des mammifères terrestres tellement bien caché dans les œuvres.

Tigre et éléphant à la source, dit aussi Le désert indien d’Alexandre-Gabriel Decamps

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L’âne frotte l’âne

Au Louvre, j’aime quand l’âne frotte l’âne. Pour une fois, notre bestiole du jour ne sortira pas tout droit du sous-continent indien, comme c’est trop souvent le cas ici. Je souhaitais vivement rendre un hommage à l’âne qui orne les œuvres du Musée du Louvre. L’âne, le mal-aimé des écuries, le moqué des basses-cours, l’idiot des cours de ferme. Existe-t-il un autre animal qui concentre sur sa personne autant d’expressions négatives dans la langue française ?

La nativité de Juan Correa de Vivar

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